Chorale Populaire De Paris
 

Notre histoire, … en détail

 

 

Pourquoi la Chorale Populaire de Paris ?

 

LES PREMIERES ANNEES…

La Chorale Populaire de Paris a, selon ses statuts déposés le 24 octobre 1936 « pour buts de contribuer à l’épanouissement de la culture par le chant, de s’attacher à défendre, maintenir et faire connaître le patrimoine musical dans sa diversité : chants révolutionnaires et folkloriques et toute œuvre de qualité… »

Fondée sur l’initiative de l’Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires, en 1935, elle est dirigée par Peters Rosset, pianiste de talent, sans doute lituanien ayant fui son pays en raison du nazisme, âgé d’environ 35 ans, et Suzanne Cointe, fille de général, étudiante, musicienne.

En 1935, la Chorale Populaire de Paris compte près de 100 choristes, dont des professionnels. Son répertoire est, comme encore aujourd’hui, très éclectique : chants de la Révolution française, Mozart, Ronde des Saint-simoniens, Ma Blonde, Liszt, Haendel, chants révolutionnaires allemands, chants de la guerre d’Espagne...

Elle est en contact avec des artistes de diverses disciplines, Georges Auric, Louis Durey, Charles Koechlin, Darius Milhaud, Louis Aragon, Jean Wiener, Pablo Picasso, Fernand Léger, Louis Désormières, Jean-Louis Barrault, Raymond Rouleau... Elle figure dans des films de Jean-Paul Le Chanois (Mandrin, Les Misérables) et Jean Renoir (La Vie est à Nous).

Militante, solidaire, elle est la première à chanter, en français, le Chant des Marais (écrit par les premiers prisonniers des camps de concentration nazis). Les choristes accueillent des enfants de Républicains espagnols.

Elle est des luttes et des manifestations du Front Populaire, chante dans les fêtes, les goguettes, à la Fête de l’Humanité… et aussi, le 14 juillet 1939, participe, à l’Alhambra, à la création du spectacle « 14 Juillet » de Romain Rolland.

La Chorale Populaire de Paris est interdite en 1939 (« trop proche du Parti communiste ») mais elle continue son activité jusqu’en 1941, sous couvert de la Ligue des Droits de L’Homme, qui l’héberge.

Peters Rosset et Suzanne Cointe étaient très certainement membre du réseau Orchestre Rouge. Lui, arrêté comme Juif, a disparu, elle, a été décapitée en Allemagne.

La Chorale reprend ses activités en septembre 1944, avec 30 choristes (beaucoup des anciens ont été déportés, ont disparu), tous amateurs. Elle chante à l’Opéra de Paris, en novembre, Le Chant de la Libération (Chant des Partisans) en présence de de Gaulle.

En 1946, c’est au Mont Valérien, dans la Clairière des Fusillés, qu’elle participe à la cérémonie du souvenir, avec une émotion que les choristes connaîtront les années suivantes et jusqu’à aujourd’hui, avec la même intensité.

En 1947/1948, elle soutient les mineurs en grève avec « Le Chant pour les Mineurs » de Serge Nigg.

1946/1954 : c’est la guerre d’Indochine. Fidèle à sa tradition, la Chorale lutte contre l’intervention française et chante « Les Enfants d’Hanoï », dirigée par Paul Tortellier et « Les Femmes » de Kosma et Madeleine Riffaud.

En 1956, elle chante « Aux Condamnés », de Chostakovitch, dédié aux époux Rosenberg, exécutés aux USA sur la chaise électrique.

En 1968, faute d’essence ou de moyens de transport, elle limite son soutien aux grévistes à Paris : Imprimerie Nationale, magasins du Printemps…

 

ET DEPUIS 1968…

LUTTES ET SPECTACLES

SPECTACLES POUR LUTTER

1971 - Pour le centième anniversaire de la Commune de Paris, l’Ensemble Populaire de Paris (Chorale et Groupe de Danse ont formé l’Ensemble en 1956) crée et joue de nombreuses fois A l’Assaut du Ciel, de Bassis et Kosma. La Chorale chante toujours Paris en Fête !

1989 – C’est 89 bis, de René Ballet, écrit pour la Chorale Populaire de Paris, mêlant chants de la Révolution française et chants plus contemporains. Joué à Paris et dans de multiples villes de province. Quelques exemplaires du disque encore disponibles…

1990 – Le Savons-Nous Encore ?, Ecrit par des choristes pour répondre à une demande de la Mairie de Nanterre. Joué partout durant plus de cinq ans ! Beaucoup des chants de ce spectacle sont toujours au répertoire.

2001 – De l’An Mil à l’An 2000 écrit pour la Chorale par son ami Claude Lecomte. Joué en banlieue parisienne et en province, toujours au répertoire. CD édité spécialement pour la Fête 2002, encore disponible !

 

ET TOUJOURS LE SOUVENIR :

A CHATEAUBRIANT (sur le site du camp où furent fusillés de nombreux Résistants, parmi lesquels Guy Môquet), à Paris, au PERE LACHAISE, pour l’ inauguration du monument à la MOI, au MONT VALERIEN, au MUR DES FEDERES, dans PARIS pour l’inauguration, dans le 20e arrondissement de Paris, de plaques commémorant la déportation d’enfants juifs des écoles, à DRANCY pour la première illumination du Wagon des Déportés, cérémonies en souvenir de la déportation à l’Hôtel de Ville de Paris à la Mairie du 9ème, en 2000, inauguration d’un MONUMENT CONTRE LA GUERRE à Bobigny, participation aux commémorations de la LIBERATION à Montigny-lès-Cormeilles, Fontenay-sous-Bois, Ivry-sur-Seine, Créteil, devant l’Hôtel de Ville de Paris … En 2006, c’est le FRONT POPULAIRE qu’elle a célébré, rappelant, par les chants, les victoires obtenues par les luttes des travailleurs. Et chaque année, avec l’UD CGT de Paris et l’Amicale de Châteaubriant, elle participe à une cérémonie dans Paris, soit à une station de métro (Guy Môquet…) soit près d’une plaque commémorative (Jean Poulmarc’h…) soit dans un lieu particulier (square Maurice Gardette…), rappelant la lutte d’un héros de la Résistance.

 

CHANTER POUR RESISTER…

En 1988, Lucien Barbier, militant syndical, est lâchement assassiné lors d’une manifestation à Amiens. Intense émotion dans le pays. La Chorale Populaire de Paris s’associe au cortège et chante notamment la Marche Funèbre russe.

La Chorale Populaire de Paris se fait remarquer dans les MANIFESTATIONS, que ce soit le 1er MAI - dont, en 2000, sur le grand podium de La Bastille, à la demande de la CGT – ou contre la guerre en Irak, contre le CPE, …

On la voit aussi, le 1er mai, à l’Arc de triomphe à partir de 2002 et durant plusieurs années - avec officiers et sous-officiers de réserve républicains, le 17 octobre sur le Pont Saint Michel en souvenir des manifestants algériens pacifiques jetés à la Seine durant « les évènements »,…

Elle se mobilise chaque fois que l’on fait appel à elle, toujours prête à soutenir, par ses chants et son engagement, les luttes des victimes d’un capitalisme de plus en plus brutal avec une même exigence de qualité dans l’interprétation, qu’elle se produise dans la rue ou dans une grande salle de spectacle.

 

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